PME à l’International, l’Intelligence
Economique pour mieux voir et être vu
Une majorité de patrons de PME savent que l’avenir est principalement hors de nos frontières et il faut y aller résolument.
Avec une croissance atone en France, après deux années très particulières, avons-nous le
choix ? Pas vraiment.
Si, à l’étranger, notre réputation nous précède, car nous avons souvent en France les meilleurs produits, nous préoccupons-nous suffisamment (tôt) de les vendre à la terre entière ou même au-delà de nos horizons connus ?
Ceci participe pleinement d’une démarche d’intelligence économique qui consiste a se bien se préparer, anticiper les risques et identifier des opportunités.
L’information est, tout comme chez nous, essentiellement en ligne : elle permet d’appréhender le contexte légal et économique d’un nouveau marché, et d’identifier ses acteurs.
Les prospects et les concurrents ont leurs sites web, parfois fort complets. Et ils sont le plus
souvent insérés dans un environnement de fournisseurs, partenaires commerciaux, au sein
desquels beaucoup d’information peut être glanée.
Ce premier travail effectué, mettre en place une surveillance web s’avère rapide et très utile pour rester informé et trouver des idées. Comme plusieurs chefs d’entreprises l’ont appris avec l’une des sessions consacrées au “radar veille” organisées par la CGPME Ile de France, cela ne demande qu’un peu de temps avec les alertes Google et Netvibes et marche aussi à l’international !
Il n’y a pas qu’Internet, bien sûr.
Autour de vous, dans vos réseaux d’amis ou professionnels, les conférences, les salons, les livres sont des sources de renseignement tout aussi intéressantes à ne pas négliger.
Pour aller plus loin, la pratique des langues, à commencer par l’anglais, est indispensable
au dirigeant et ses équipes dédiées pour nouer des contacts et appréhender correctement la culture. Il existe également de nombreuses aides pour soutenir votre démarche export (formation, financement, garanties).
Elles s’avèreront d’autant plus efficaces que vous aurez accompli un travail d’information préalable et identifié vos objectifs.
Enfin, il est parfois plus avantageux d’être chassé que chasseur.
Avez-vous songé que des partenaires étrangers pourraient rechercher vos produits ou services pour les importer dans leur(s) pays ? Votre site Internet est-il à jour et traduit en anglais ? Vos produits et services sont-ils valorisés du point de vue d’un étranger ?
Si vous n’avez pas le temps, ou les ressources pour engager votre propre démarche, vous avez bien là une opportunité de développer vos affaires à l’export.
Bernard Ochs,
Vice-président d’Esprit d’Entreprises
Editorial de la Newsletter IES PME N°15 (Janvier/Février 2011)










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