Intelligence économique
Plan d'Action Régional sur l'Intelligence Économique Stratégique pour les PME-PMI Franciliennes
L’intelligence économique : une démarche au service de son développement

L’intelligence économique :
une démarche au service de son développement

Retour sur les enjeux de l’intelligence économique avec Brice De Gliame, Président de la Société ITB (Intelligence and Technology for Business), spécialisée dans l’intelligence collaborative et l’accompagnement  des cadres et dirigeants d’entreprises, à l’élaboration et à la conduite de leur stratégie.

L'intelligence économique passe aussi par la sécurisation des locaux. En quoi un dirigeant de PME est-il aussi concerné ?
Brice De Gliame : Sous pression, un dirigeant d’entreprise n’a pas toujours le temps ou le recul nécessaire pour s’intéresser à la sécurisation des locaux. Pourtant, c’est un des moyens pour préserver son activité. Un exemple ? En cas d’incendie ou de pertes de données, le dirigeant a t’il prévu un stockage de secours de ses archives et un lieu de protection de ses informations importantes ? Ce type de question simple renvoie à l’organisation de la protection et la sécurité de l’information au sein de son l’entreprise, donc à un aspect « défensif » de la stratégie définie par le dirigeant. Il s’agit là non pas d’actions isolées à réaliser, mais bien ’une démarche globale à mettre en oeuvre.

Cette démarche peut-elle apporter des avantages concrets pour l’activité d’une entreprise ?
Brice De Gliame :
Cette démarche est un moyen pour renforcer et développer son activité, en fonction d’objectifs
clairement définis. Souvent l’intelligence économique est associée à une logique limitée à la protection hors s’il est indispensable de s’assurer de la sécurisation de ses locaux, ces actions défensives demeurent totalement insuffisantes pour assurer la croissance de son activité.
L’intelligence économique apporte des méthodes et des outils nouveaux au service du développement de l’entreprise et de sa compétitivité : c’est donc aussi une démarche offensive au service de l’entreprise. Une PME qui met en place en interne de bonnes pratiques de recueil et d’analyse de l’information collectée par ses collaborateurs et un dispositif de veille stratégique et compétitive fondé sur la surveillance d’un bouquet pertinent de sources (documentaire, presse, web) disposera d’atouts supplémentaires pour conquérir de nouveaux marchés.
De nombreuses PME travaillent aujourd’hui avec des grands groupes ou des donneurs d’ordre
– comme l’Etat – qui sont sensibles à la capacité de leurs fournisseurs à se doter des bons outils de veille et d’analyse dans un climat concurrentiel croissant. Il faut ensuite savoir «vendre » auprès de ses clients cette démarche engagée, expliquer sa stratégie et ses objectifs
fixés. Ce sont de réels arguments différenciant qui valorisent l’entreprise auprès de ses partenaires extérieurs.

Comment un dirigeant de PME peut-il s’engager
dans une telle démarche « offensive » ?
Brice De Gliame : Il doit d’abord avoir une vision claire de ce qu’il cherche à atteindre ou à obtenir et ensuite le dirigeant pourra s’appuyer sur des méthodes simples et efficaces.
Dans un premier temps, il s’agira d’utiliser les 4 phases de la méthode du cycle du renseignement :
• élaborer un plan de recherche des informations lui paraissant utiles,
• identifier les sources légales auprès desquelles il pourra collecter ces informations,
• analyser puis synthétiser les informations collectées,
• et enfin utiliser ces informations à des fins de décisions et de planification des actions.
Après cette étape d’acquisition de la connaissance et d’aide à la décision, le dirigeant et ses collaborateurs pourront utiliser une seconde méthode pour anticiper et planifier leurs actions :
• définir (ou re-définir au regard des informations précédemment collectées) leur (s) objectif (s) à atteindre,
• renforcer leurs centres de gravités (les zones de vulnérabilités)
• déterminer le chemin à suivre pour atteindre leur (s) objectif (s) tout en évitant les principaux écueils,
• planifier les actions en fonction des capacités et des ressources disponibles.
Cette approche est un moyen de se poser les bonnes questions et de cibler les points essentiels en vue d’une mise en oeuvre rapide de la stratégie de l’entreprise.

L’intelligence économique contribuerait donc aussi à
concevoir et à conduire la stratégie de sa PME ?
Brice De Gliame : Oui, cela va permettre au dirigeant de « construire » l’information stratégique et compétitive dont il a besoin pour décider et qui n’existe nulle part sous une forme formalisée. Avec l’aide d’outils et de méthodes efficaces, le dirigeant et ses collaborateurs pourront ainsi concevoir de manière collective et partagée, la stratégie gagnante de l’entreprise, c'est-à-dire les objectifs à réaliser, la planification opérationnelle et la conduite des actions nécessaires pour atteindre les objectifs.
C’est aussi dans l’optique d’aider les PME à s’approprier ces méthodes, que nous mettons gratuitement à la disposition des entreprises des outils méthodologiques (mémento sur le cycle du renseignement, la planification opérationnelle) conçus en coopération avec une pluralité d’acteurs publics et privés, civils et militaires avec notamment la sortie prochaine d’un
nouveau mémento consacré à la protection et à la sécurité de l’information.

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